Botero in Monaco

Didier Viltart, directeur de Ferus gallery a participé à l’évènement artistique de l’été 2019 à Monaco : l’exposition Botero in Monaco à la Galerie Bartoux avenue des Spélugues.

 

Nous reproduisons ci-dessous la lettre adressée par S.A.S le Prince Albert II de Monaco à cette occasion :

 

Palais de Monaco

Mai 2019

« L’art lave notre âme de la poussière du quotidien. »

C’est par ces mots que Pablo Picasso définissait le rôle à la fois trivial et exceptionnel de l’art, ancré dans l’existence matérielle, la vie de tous les jours, et ouvrant vers une indispensable dimension spirituelle, un éclat d’absolu.

Rare sont les artistes à illustrer cette maxime aussi intensément que Fernando Botero, qui tout au long de son oeuvre donne à voir la vie dans ce qu’elle a de plus simple, de plus beau et de plus charnel, et invite en même temps à accéder à une éternité et une poésie qui sans lui nous manqueraient.

Cette capacité à enchanter le quotidien, nous avons la chance de pouvoir la vivre très concrètement à Monaco, où plusieurs sculptures de Fernando Botero, parmi d’autres grands sculpteurs, scandent nos espaces verts et nos promenades urbaines. Ces œuvres, et l’accès à la beauté qu’elles nous offrent, loin de nous rassasier, donnent je crois envie à chacun de mieux connaître Fernando Botero et de profiter davantage de son travail, notamment pictural.

Je suis donc heureux de l’occasion qui nous est ici donnée, par les Galeries Bartoux, de découvrir d’autres facettes de cette oeuvre exceptionnelle, et de mieux en imprégner nos âmes, pour leur offrir un quotidien plus beau.

S.A.S le Prince Albert II de Monaco.

 

Ainsi que la préface de Didier Viltart :

 

À la question « comment reconnait-on un grand artiste ? », les marchands de New-York dans les années 80 avaient coutume de répondre : « Pour reconnaître les talents et les mérites d’un artiste contemporain, il faut suivre la règle des 3 i : inventeur, imitateur ou idiot ».

Associée à la bonne vieille idée issue du XIXème siècle de classification des mouvements artistiques, on avait ainsi un panorama identifiable et finalement très réjouissant pour les collectionneurs. Tout le jeu consistait, pour un collectionneur et son marchand éclairé, à avoir les yeux fixés sur les inventeurs de chaque nouveau mouvement artistique. Mais chacun sait que toute règle a ses exceptions, il existe aussi des artistes qui sortent de ce schéma et ne répondent qu’à eux-mêmes.

Artiste « classique » dans tous les sens du terme, c’est en 1957 lorsqu’il peint « Nature morte à la Mandoline » que Fernando Botero découvre ce qui fera par la suite son style : la dilatation des formes et l’exagération des volumes. Il devient rapidement célèbre et rejoint les plus prestigieuses collections publics et privées du monde entier.

À travers le dessins, la peinture et la sculpture, Fernando Botero poursuit depuis sont oeuvre essentielle : rendre gracieux, léger, aérien et même « sexy » ce qui peut paraître lourd, disgracieux et épais. On touche là au cœur même de ce qui fait le miracle de l’Art.

Avec l’exposition « Botero in Monaco », Galeries Bartoux rend hommage à ce grand artiste. Cela faisait plus de 10 ans que Fernando Botero n’avait pas été célébré dans la Principauté. Toutes les facettes du travail du Maître y sont représentées, la peinture avec de magnifiques grandes compositions comme « Musicos y cantante », le dessin avec une belle série de natures mortes et enfin la sculpture qui permettra aux amateurs d’apprécier le bronze monumental « Leda and the swan ».

À l’occasion de l’exposition Fernando Botero, les Galeries Bartoux sont honorés de soutenir l’action de la Fondation Prince Albert II de Monaco en offrant un dessin original de sa collection personnelle, « A Family » (2002). L’oeuvre sera vendu aux enchères au profit de la Fondation du Prince Souverain, lors de la grande vente annuelle de l’Hôtel des Ventes de Monte-Carlo au mois de juillet.

Didier Vilart, Monaco, Mai 2019.

 

Botero in Monaco

Botero in Monaco, une exposition de 31 œuvres du Maître à la galerie Bartoux Monaco.

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