Publication du livre Delete? de Thierry Bisch
Le livre « Delete ? », publié à l’occasion de l’exposition de Thierry Bisch à la Citadelle de Blaye, couronne un travail amorcé il y a près de trente ans.
L’histoire débute au milieu des années 1990, à la galerie Loft à Paris, où je rencontre Thierry qui commençait à peine ses premiers portraits d’animaux.
Elle se poursuit à Londres, puis à Monaco, où nos expositions rencontrent un succès grandissant : ses grandes toiles – fauves, ours, girafes ou encore pandas géants – séduisent rapidement collectionneurs et amateurs du monde entier.
Arrive 2010, Thierry me présente son projet « Delete ? » : peindre de grands portraits d’animaux menacés d’extinction, placés sur la Liste Rouge de l’UICN (Union Internationale de la Conservation de la Nature). Il souhaite créer une œuvre de portée internationale, destinée à sensibiliser les populations urbaines à l’urgence que pose la disparition massive des espèces animales dans le monde.
En 2016, pour célébrer son dixième anniversaire, la Fondation Prince Albert II de Monaco s’associe à l’artiste et lance l’événement « Delete ? Monaco » : trente toiles représentant des espèces en danger sont exposées dans des lieux emblématiques de la Principauté tout au long du mois de juin. Elles sont également déclinées sur des affiches grand format durant l’été, reproduites sur des bâches tendues sur les bâtiments et même projetées sur les murs du Palais Princier.
En 2018, une nouvelle série de vingt œuvres, « Delete ? Singapore », est présentée lors de la soirée « A Ball in Monaco » à Marina Bay Sands, avec le soutien de la Fondation Prince Albert II de Monaco et des Galeries Bartoux.
En 2026, la grande rétrospective « Delete ? » réunit quarante portraits d’animaux au Couvent des Minimes, au cœur de la Citadelle de Blaye.
Reconnu comme l’un des peintres majeurs de cette niche artistique issue d’une longue tradition – la peinture animalière – Thierry Bisch signe aujourd’hui avec « Delete ? », une œuvre essentielle.
À travers ce livre, elle se révèle déjà comme un témoignage destiné aux générations futures.
Didier Viltart






